Glossaire entrepreneurial – troisième partie

Vous voilà décidé, vous allez lancer votre entreprise ! Pour cela, vous allez devoir multiplier les rencontres et vous aventurer sur un terrain inconnu. Rapidement vous allez vous rendre compte que vous devrez acquérir de nouvelles compétences et apprendre un nouveau vocabulaire, propre à l’univers entrepreneurial comprenant tant des spécialistes de la création d’entreprise, des investisseurs/financiers, des partenaires, des prestataires de services, etc. De plus, les mots utilisés dans l’entrepreneuriat sont souvent issus de mots anglais, qui pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, rendent encore plus obscure leur compréhension.

Voici une troisième liste (la première est ici, la deuxième ici) de mots qui vous seront utiles en cas de recherche de financements ainsi que dans votre gestion financière quotidienne :

Business Plan ou plan d’affaire ► c’est la déclinaison concrète, opérationnelle et chiffrée du business model. Il prend la forme d’un document formel de présentation de la stratégie de l’entreprise, de la vision du dirigeant, de la manière dont le business model sera implémenté, de sa situation financière future (bilan prévisionnel) et de l’activité (compte de résultat prévisionnel) de l’entreprise. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Pitch ► il s’agit d’une présentation qui peut servir à vous présenter vous-même mais aussi à présenter une entreprise, un produit, un projet, une idée, etc. Dans tous les cas, c’est un discours assez court, l’histoire de quelques minutes (d’où aussi la notion d’elevator pitch, qui ne durera que le temps d’un trajet en ascenseur). L’objectif d’un pitch est avant tout de convaincre (des investisseurs, des clients, des partenaires, etc.) mais aussi de susciter l’intérêt et la curiosité. Pour travailler le votre, c’est par ici ou encore .

Levée de fonds ► il s’agit de l'acte par lequel une entreprise se finance auprès de personnes autres que des organismes de crédit. Les dirigeants peuvent faire appel à des Business Angels ou encore à l'argent des particuliers via des plates-formes (de crowdfunding) en ligne dédiées (voir ci-dessous).  Les financements se font sous forme de prêts personnels entre particuliers, ou sous forme de prises de participation. La levée de fonds permet à l’entreprise de bénéficier d’un financement pour se développer.

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Business Angel ► C’est un investisseur qui décide de soutenir financièrement, grâce à son patrimoine propre, une entreprise dont le projet lui plait. Cette personne mettra généralement aussi à la disposition du chef d'entreprise son expérience, son réseau et l'ensemble de ses compétences dans le domaine entrepreneurial. Les Business Angels investissent dans les projets innovants, plus risqués, dans l’espoir de réaliser une value-value intéressante à court terme (dans les 5 ans en général). Le retour sur investissement ainsi que la sortie de la société sont souvent négociés et organisés en amont de l’entrée au capital. A Luxembourg, certains Business Angels se sont regroupés au sein du réseau LBAN.

Crowdfunding ► Le financement participatif permet aux entreprises (et particuliers !) de collecter des fonds (auprès du grand public) pour un projet (économique, personnel, humanitaire, etc.). Il s'effectue principalement sur des sites internet, a connu un essor grâce aux réseaux sociaux, et existe sous trois formes : le don, l’investissement en capital (crowdequity) et le prêt (crowdlending).

Comptabilité analytique (ou de gestion) ► elle est un mode de traitement des données financières ayant pour objectif d’expliquer les résultats financiers. En effet, la comptabilité générale, qui est généralement la seule obligatoire, donne une vue globale des comptes de l‘entreprise alors que l’analytique va présenter une vision détaillée de chaque activité, servant ainsi de vrai outil de gestion et de pilotage. Cette comptabilité permet de localiser les zones de performance et de non-performance au sein d'une organisation en se focalisant sur les coûts et sur le calcul de la rentabilité par poste, par produit, par atelier, par centre de décision, etc.

Seuil de rentabilité (break even point) ► le seuil de rentabilité est le montant du chiffre d’affaires hors taxes à réaliser au cours d’une période (souvent une année) pour atteindre un équilibre, c’est-à-dire un résultat comptable égal à zéro (le total des charges = le total des produits). Le seuil de rentabilité peut se décliner en nombre de jours de chiffre d’affaires, en nombre de mois et/ou en quantité de produits à vendre. L’outil myBUSINESSPLAN permet de calcul très facilement ce seuil.

Chiffre d’affaires ► il s’agit de la somme des ventes de biens ou de services d'une entreprise. Il est égal au montant (normalement considéré hors taxes dont la TVA) de l'ensemble des transactions réalisées par l'entreprise avec des tiers dans le cadre de son activité normale et courante. On peut d'ailleurs aussi définir le chiffre d'affaires comme étant la somme des éléments facturés.

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Bénéfice ► une entreprise constate un bénéfice (à l’opposé d’un déficit ou d’une perte) lorsque le montant de ses produits (le chiffre d’affaires principalement, les éventuels autres produits d’exploitation comme les produits de cession de matériel, les royalties ou encore les produits financiers comme les intérêts, etc.) excède celui des charges déductibles (charges du personnel, amortissements, honoraires professionnels, achats de marchandises, intérêts, etc.). Cela signifie souvent que l'activité est pérenne (rentable) et que l'entreprise devra probablement payer des impôts sur ce bénéfice. Néanmoins, une bonne rentabilité ne suffit pas et elle doit être couplée à une excellente trésorerie.

Trésorerie ► C’est l'ensemble des sommes d'argent disponibles en caisse et placées sur des comptes bancaires. La trésorerie est vitale pour votre entreprise. En effet, si votre entreprise n’est plus en mesure de remplir ses engagements, c’est-à-dire de payer ses employés/autorités fiscales et sociales/fournisseurs ou de rembourser ses crédits, elle pourrait rapidement se retrouver en situation de faillite. Ainsi, il est essentiel de mettre en place une bonne gestion de trésorerie en bâtissant entre autres un plan de trésorerie prévisionnel qui vous permettra de suivre, mois par mois, voire semaine par semaine, les décalages entre les encaissements et les décaissements. Ensuite, une fois que vous maîtrisez votre liquidité, vous pourrez envisager de l’optimiser.

Amortissement ► L’amortissement est un terme comptable qui définit la perte de valeur d’un bien (immeuble, véhicule, matériel informatique, machine, etc.) appartenant à l’entreprise, du fait de l’usure, du temps ou de l’obsolescence. La dotation aux amortissements représente la valeur de cette dépréciation, évaluée selon une méthode comptable légalement fixée et qui représentera une charge (normalement déductible) pour votre entreprise. Conséquemment, l'amortissement comptable permet d'étaler le coût d’acquisition d’un bien sur sa durée d'utilisation (par exemple 30 ans pour un immeuble ou 5 ans pour un véhicule).

Accrochez-vous, on vous a concocté un dernier mélimélo de termes liés à l’entrepreneuriat social, rendez-vous donc à la quatrième partie !

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