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Les journalistes étaient intéressés par ce qu’on disait, la population était intéressée, parce que ce projet était attendu en fait. Les gens avaient vraiment envie de voir cette épicerie exister. Ils étaient épatés que ce soit possible ! C’est vrai qu’on est encore presque sous le choc de toutes
les demandes qu’on a eues, autant des journalistes pour des articles, pour des interviews ou des vidéos, mais aussi pour des activités de sensibilisation dans des classes, dans des entreprises.

Trouver un local c’était compliqué parce qu’on était donc un groupe de membres actifs à vouloir chercher un local et personne n’avait une expérience de la gestion d’une épicerie. Donc on essayait de se renseigner, d’imaginer un peu les critères qu’il fallait respecter, la taille, en calculant des ratios, des taux qu’on peut calculer : le nombre de chiffre d’affaires par mètre carré, le nombre de produits par mètre carré, etc. Ça nous a pris finalement entre février et septembre pour le trouver, ou même avril et septembre, au moment où on a levé des fonds, ça devait être vers avril et le moment où on a signé le bail en septembre, pour une ouverture en décembre.
Après avoir exercé pendant un an, on s’est dit « Ah oui, ça aurait été bien de penser à ça, à ça, à ça… que le local soit seulement sur un étage et pas qu’on ait besoin de descendre chercher la marchandise et remonter sans cesse… Ca aurait été une bonne idée de vérifier que la climatisation fonctionne, soit neuve ou fonctionne mieux, ce genre de choses. On n’avait pas eu
les bonnes informations vraiment…
Si on peut se permettre de donner un conseil aux entrepreneurs, n’hésitez pas à aller voir les magasins similaires à votre business. Nous si on avait été voir d’autres épiceries en vrac, qu’on leur avait posé ces questions, je pense qu’on aurait fait un meilleur choix de local.

Pour faire toutes ses courses chez Ouni ça a pris du temps. Ça a pris le temps de changer des
habitudes, et nous on a compris aussi que les clients avaient besoin d’être accompagnés et une clientèle fidèle se crée petit à petit. Donc, on est très contents du résultat. Pour l’instant, ce qu’on a mis en place, c’est une gestion des déchets et une mesure de nos déchets à nous. D’une part, les mesurer et d’autre part, discuter avec les fournisseurs pour les limiter, pour que nous mêmes on ait zéro déchet. Depuis maintenant plus d’un an, le chocolat de notre fournisseur local, le Tricentenaire, les Chocolats du cœur, sont livrés dans des boîtes consignées. Et donc pour ce chocolat on a vraiment zéro déchet, autant pour le consommateur que pour nous.