Transcript

Les fonds pour se lancer

Avec quels fonds ?
Il n’y avait pas de fonds, il n’y avait pas de capital, il n’y n’avait pas d’investissement… C’était du très low cost, c’est-à-dire qu’il y avait une structure qui n’avait pas de coûts, il y avait l’absence de salaire de ma part, du fondateur, et puis il y avait le travail qui avançait. On s’arrangeait pour payer une fois que les recettes sont arrivées avec la publication du guide.

Une aide financière à conseiller ?
Il n’y avait pas d’aide spécifique que j’ai identifiée. Je dois dire que j’étais aussi à un âge où je n’ai pas trop cherché, ça ne me semblait pas normal que je pouvais avoir une aide et on n’était pas dans un contexte comme aujourd’hui avec beaucoup d’attention qu’on donne aux startups. Le terme n’existait pas ou n’était pas utilisé. On était juste une autre entreprise qui se créé, donc créée par quelqu’un de plus jeune, dans un secteur où il y avait peu de créations d’entreprise à l’époque. Mais il n’y avait pas d’aide que j’avais identifiée. J’avais profité par contre d’une aide quelques années plus tôt, qui est une aide européenne, qui m’a bien servi quand je me suis lancé à 18 ans avec des petits magazines que je faisais. Elle a absorbé un peu les erreurs du début parce que quand on fait des erreurs au début on perd de l’argent sur des choses qu’on a pas bien préparées, ou on s’est trompé dans les chiffres, etc. Et donc c’était assez génial d’avoir une petite aide financière européenne à 18 ou 19 ans pour faire un peu les premières choses.

Ca vous a manqué ?
Ça peut paraître bizarre de le dire comme ça mais la pression d’être rentable est très saine pour l’entreprise aussi. Il ne faut pas s’habituer à trop d’aides publiques, il ne faut pas s’habituer qu’il y ait aussi les investisseurs qui attendent un retour spéculatif bien tard. Moi je suis assez old school par rapport à la finance et j’aime bien que les choses soient dans des échéances assez courtes, qu’elles soient rentables dans des échéances assez courtes.

Quand investir ?
On peut investir à risque si on peut supporter de perdre ce qu’on a mis. Si on ne peut pas, il ne faut pas le faire ! Il faut avoir du bon sens et ça permet aussi sur les années à ne pas avoir eu recours à du capital externe.