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C’est cette envie, cette envie que j’avais à l’intérieur de moi. Aussi, des personnes autour de moi qui ont pu m’accompagner et qui ont pu confirmer cette idée que j’avais en projet.

Entreprendre : la passion comme déclencheur

Marc Plata, fondateur du centre RESPIRE depuis 2020

Quelles étapes pour faire de sa passion son métier ?

L’idée du centre thérapeutique respiratoire est venue progressivement d’un mot, le mot « respiration » suite à un burn-out en 2014. Et de ce mot, en fait, a cheminé tout un parcours de vie, un parcours professionnel… Puisque cette respiration, je l’ai d’abord adaptée à moi et, au fur et à mesure, par rapport à mes expériences professionnelles, expériences de vie – alors plus ou moins heureuses ou non – les choses se sont transformées et d’une respiration, c’est passé à une idée. Une idée, justement, de pouvoir transmettre cette respiration aux autres.

Je l’ai d’abord utilisée sur moi pour pouvoir justement sortir de ce burn-out que j’ai fait en 2014. Je l’ai utilisée sur mon père qui avait la maladie de Parkinson. J’ai pu voir justement les effets sur moi, sur lui, sur d’autres personnes également. Et, de fil en aiguille, est arrivé un projet dans ma tête de dire ben voilà, je vais pouvoir le diffuser au plus grand nombre et est arrivée cette idée d’abord, de faire un centre thérapeutique de réhabilitation respiratoire qui s’est transformé en « centre respire ». Un centre thérapeutique respiratoire adapté à tous, autant au niveau santé que sport.

Quels freins ?

C’est surtout des freins mentaux, c’est-à-dire se lancer, passer d’un statut de salarié à un statut d’indépendant, totalement nouveau pour moi. Un statut qui peut faire peur… Et qui continue à faire peur, surtout dans la configuration actuelle de la société. Les freins, c’est aussi l’entourage qui peut justement avoir peur aussi pour nous. De dire : « Mais dans quoi tu t’engages ? Est-ce que t’es sûr de toi ? Est-ce que tu as les moyens ? Est-ce que… » Voilà, parce que de l’extérieur, c’est toujours une problématique de dire on est indépendant, on ne sait pas trop l’avenir, on a peur de l’avenir. Étant salarié, c’est beaucoup plus, beaucoup plus « safe », parce qu’on sait que tous les mois, on a notre salaire qui tombe.

Par rapport aux choses qui m’ont boostées… C’est cette envie, cette envie que j’avais à l’intérieur de moi. Aussi, des personnes autour de moi qui ont pu m’accompagner et qui ont pu confirmer cette idée que j’avais en projet, qui m’ont soutenu et qui ont permis aujourd’hui que, de cette idée, on est passés à un projet et à une vraie réalisation qui a maintenant un an.

Combien de temps entre l’idée et le lancement ?

Ça a pris six ans puisque, comme je le disais, c’est un parcours de vie. 2014, j’ai eu mon burn-out. J’ai mis deux ans pour, pour véritablement en sortir, me transformer puisqu’au travers de la sophrologie, que j’ai pratiquée pendant deux ans, au travers d’une formation pour devenir sophrologue, mais ce n’était pas mon ambition de devenir sophrologue. D’abord, c’était plus pour moi pour un développement personnel et de fil en aiguille… Donc 2017, j’ai commencé à faire quelques séances en « à côté » de mon travail… Et 2019, j’ai vécu un licenciement économique. Et du jour au lendemain, on m’a dit : « Merci, au revoir. »

Et donc, ça a été aussi le déclencheur qui a fait que je me suis remis en question. Et je me suis dit c’est le moment ou jamais.

Garder la tête froide quand c’est une passion ?

Prendre du temps. Prendre du temps, prendre le temps de faire les choses, prendre le temps de s’écouter. Ne pas faire parce qu’on a décidé de faire à telle période, etc. Mais c’est vraiment de s’écouter en fonction de ce qu’on va ressentir, de son énergie du moment. Et je pense que c’est ça vraiment la clé, c’est se dire est-ce que j’ai les capacités de le faire au niveau énergie. Parce que, même si on pense qu’une tâche, une action qu’on avait prévue de faire va prendre peut-être une semaine, deux jours, trois jours… En réalité, ça prend toujours deux fois ou trois fois plus.