Commencer avec une vision
J’ai tout de suite commencé avec l’idée de développer une équipe. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai tout de suite commencé à communiquer sous le nom d’Adoraweb et pas sous mon nom personnel. Mais je ne sais pas tout. Et, dans le monde de la communication digitale, du marketing digital, il est indispensable de bénéficier de différents profils. Aujourd’hui, dans mon équipe, j’ai des gens qui sont bien plus au fait que moi en réseaux sociaux. J’ai des gens qui s’y connaissent bien plus en design que moi, même si ça, c’est pas très compliqué. J’ai des gens qui sont bien plus calés que moi en copywriting et c’est ce qui me permet de vraiment me concentrer sur ce que je fais de mieux, la stratégie et la coordination de projet dans son ensemble et d’avoir des éléments forts sur lesquels je peux me reposer au sein de mon équipe. De plus, la deuxième raison aussi de la volonté d’une agence, c’est une vision à long terme. Et de se dire que si un jour je veux pouvoir changer d’axe, si je veux pouvoir changer de métier, si j’ai envie de faire autre chose de ma vie le jour où ça m’amuse plus, – on en est loin, mais le jour où ça arrive, en ayant développé une agence et une marque, on a la possibilité de disparaître et d’avoir potentiellement une entreprise qui vaut quelque chose.

Viser les grandes entreprises
Pour une agence qui a du personnel au Luxembourg, si on veut réaliser des projets qui tiennent la route et qui vont réellement générer des résultats pour nos clients, il y a quand même des paliers de budget qu’on a besoin d’atteindre. Le fait d’avoir cherché en premier lieu des clients qui ont les reins solides me permet maintenant aussi de travailler sur quelques projets de coeur, où on va pouvoir aider une startup ou autre. Ce sera fatalement moins profitable et moins sécuritaire dans le temps, mais ça permettra de faire une bonne compensation entre les plus gros et les plus petits clients.

Gérer les effets de seuil
C’est l’éternelle question de la poule et de l’œuf, et il n’y a pas d’autre solution pour moi pour arriver à ces seuils que d’accepter de prendre le risque et d’y passer. Maintenant, ce qui m’a vraiment aidé à passer le seuil du premier employé, le seuil du cinquième, c’était vraiment d’avoir développé ma stratégie commerciale sur la base de revenus récurrents. Même si, au début, je me suis pris pas mal de portes dans le visage lorsque j’ai essayé d’expliquer à mes clients que plutôt que de leur faire un site et de travailler trois mois pour eux, j’allais plutôt lancer des stratégies et que j’allais leur demander de s’engager financièrement sur un ou deux ans. Mais… les clients qui ont compris ma stratégie, qui ont compris que c’est comme ça qu’on allait en plus se faire du bien meilleur boulot, eh bien ! ce sont ces quatre, cinq premiers clients récurrents qui m’ont vraiment permis de passer ces premiers seuils.

De freelance à employeur
Le rôle aujourd’hui, c’est vraiment d’être le capitaine de l’équipe, c’est d’être l’interface entre les stratégies client et les différentes stratégies et tactiques qu’on va mettre en place et de m’assurer que le flux de travail tourne sans accroc dans l’équipe.