Transcript

Ton quotidien en tant que CEO ?
Mon rôle en tout cas, c’est de m’assurer de la vision, d’avoir la vision de l’entreprise pour Supermiro, de recruter les meilleurs talents pour y arriver, et puis de m’assurer qu’il y a de l’argent dans la caisse. Ça c’est mon rôle. Maintenant le quotidien, c’est évidemment remplir ces missions, mais finalement il y a énormément de tâches qui se rajoutent par-dessus ça. A savoir finalement piloter un petit peu tout ce qui se fait ici. Parce qu’au début c’était moi qui faisais toutes les tâches, en tout cas liées au business développement etc. Maintenant, il y a des gens qui sont là et qui le font très bien, mais il faut quand même superviser, il faut quand même coordonner… Il y a beaucoup de coordination et de petits feux à éteindre, à gérer.

Ce qui prend le plus de temps ?
De devoir sans arrêt vérifier les choses. Donc je suis très sollicitée, même si c’est pour des petites choses et des validations, finalement ça hache beaucoup mes journées, et c’est ce qui est le plus le plus difficile parce qu’il faut sans cesse jongler et passer d’une tâche à l’autre, valider un truc, revenir et se reconcentrer. Ça c’est le plus compliqué pour une tâche plus demandeuse en énergie et en esprit, si je puis dire.

Les tâches les plus compliquées ?
Il y a deux choses : 1 C’est les montagnes russes parce qu’on en parle souvent, mais finalement c’est exactement ça le quotidien d’un entrepreneur en fait ! C’est en tout cas le mien. On pense qu’on a stabilisé un truc, et on y va, on est dans la bonne direction, on est en train de prévoir la suite, et en fait il y a un imprévu qui arrive, qu’il faut gérer, et puis OK on en a géré un, on continue, il y a un incendie qui se déclare alors il faut récupérer l’incendie, enfin éteindre l’incendie en l’occurrence. Je trouve que c’est vraiment le plus dur, c’est qu’il n’y a pas du tout de stabilité. Il y a des choses évidemment qui se font bien et qui coulent de source, mais finalement il y a beaucoup d’imprévus, tout le temps, à gérer. Je pense que la deuxième chose qui est la plus difficile à gérer c’est finalement la coupure entre la vie professionnelle et la vie personnelle, qui n’existe absolument pas. Parce qu’on rentre chez soi, mais finalement, on continue à penser, on continue à réfléchir, on continue à mettre des choses sur notre to do list… On ne se repose jamais.

Quid de management féminin ?
Pour moi je n’ai pas vu ni de point positif, ni de point négatif. Par contre Forbes a publié un très bel article pour expliquer que dans les startups finalement, les sociétés qui fonctionnaient le mieux étaient les sociétés dirigées par des femmes… Donc ça c’est tout à notre honneur !