Faire payer pour un service éthique

Je pense que les gens sont de plus en plus demandeurs, justement, d’un service qui est en accord avec leurs convictions. Maintenant, on en a l’habitude, c’est rentré dans notre imaginaire collectif pour les produits, c’est-à-dire quelque chose que je sais que je peux toucher, de me dire qu’on a plus conscience de la chaîne de production pour ça. Mais par contre, dans les services, ça ne nous effleure même pas l’esprit pour le moment, qu’on puisse aussi investir dans des services éthiques.

Convaincre les tuteurs

Le fait d’être une SIS pour le coup, pour eux, c’est un argument pour venir travailler avec moi plutôt qu’avec mes concurrents, par exemple. En fait, quand ils travaillent avec moi, ils vont aider quelqu’un. Mais eux, ne savent pas si ils vont aider quelqu’un qui bénéficie d’un tarif réduit ou pas. Ils vont aider quelqu’un, point. En plus, ils sont payés le même prix, qu’ils aident quelqu’un qui va payer moins cher ou qu’ils aident quelqu’un qui va payer le tarif standard.

Convaincre les parents

Pour les parents, c’est surtout le bouche à oreille. Ils confient quand même ce qu’ils ont de plus précieux, leurs enfants, sur un sujet souvent sensible… l’École ! Il y a beaucoup de choses qui se cristallisent autour de la scolarité, vraiment beaucoup de choses et donc c’est un sujet sensible dans le cadre familial. Ils ont besoin d’être mis en confiance et le meilleur moyen pour eux d’être mis en confiance, c’est que ce soit quelqu’un en qui ils ont confiance, qui recommande quelqu’un avec qui travailler.

Repenser son fonctionnement

Je refuse de fonctionner avec un système d’abonnement parce que ça voudrait dire que je demanderais à des parents de payer pour des cours dont les enfants n’ont peut-être plus besoin et à ce moment-là, je ne suis plus dans mon cadre. Je deviens une entreprise comme une autre.

Est-ce profitable ?

C’est sur la bonne voie. La tendance est clairement positive, mais ça reste relativement instable.

Pourquoi le faire ?

Je suis là pour répondre aux besoins de la famille avant même d’être là pour vendre un service. Si on n’est pas là pour un objectif social concret, on n’est pas là pour les bonnes raisons.