Restaurateur, le job de rêve ?
Je pense qu’il faut réaliser ses rêves. Il ne faut pas arriver au bout de sa vie professionnelle et se dire : « Ah, si j’avais su… J’aurais fait ceci, j’aurais fait cela. » Mais… je pense que le conseil à donner, c’est de bien étudier le projet qu’on a et ce, sous tous les angles. Parce qu’un restaurant, ça ne se limite pas à discuter avec les gens, à servir du vin et à élaborer des recettes. Il faut remplir le restaurant, il faut avoir le personnel pour le faire tourner, c’est aussi travailler pendant que les autres s’amusent, c’est ne rien prévoir pour le weekend, le soir… C’est tout un tas de contraintes. Je pense que c’est un des jobs les plus contraignants et les plus fatigants, même du point de vue psychologique qui puisse exister. Il faut bien réfléchir. Parce qu’il y a aussi beaucoup de gens qui ont envie de s’acheter un restaurant, ils se disent que c’est leur rêve d’en avoir un. Mais qui ne s’impliquent pas assez… et pour moi ce n’est pas non plus envisageable.

Une journée typique
La journée modèle, c’est beaucoup d’administratif, de bureau. Il y a deux volets que je n’ai pas totalement délégués. C’est tout ce qui concerne les fiches de salaire et la relation avec la fiduciaire, pour le secrétariat social. Et tout ce qui est comptabilité, paiement, etc. Je le fais moi-même, je passe plusieurs heures par jour à faire ça. Après, c’est beaucoup de réunions, de contacts avec mes équipes parce que je délègue énormément. Mais il faut être en contact tout le temps avec eux pour répondre à leurs questions, leur donner la ligne directrice et contrôler aussi. Donc voilà, ça c’est la journée typique. J’essaye de me poser chez moi entre 18 et 19 heures et puis je reviens dans un de mes restaurants le soir pour de la relation client, discuter avec des gens que je connais. J’essaie de me coucher avant minuit – à minuit au plus tard. Mais c’est difficile.