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Le parcours d’entrepreneur

Une grande fierté ?
Clairement la bonne décision de la vie, d’occuper le terrain de l’économie dans un marché comme Luxembourg, qui est un pays et une capital business. 

Quel soutien vous a manqué ?
A l’époque on ne parlait pas trop de ça, donc du coup ça ne m’a pas manqué mais je pense bien que ça aurait été utile d’avoir des personnes plus expérimentées, plus adultes, qui semblent être autour et qui donnent un peu des conseils, même si à cet âge là on a quand même envie de faire les choses à sa façon etc. Mais en l’absence d’aide institutionnelle il y a eu quand même autour de moi des personnes du métier qui m’ont aidé, qui étaient plus âgées que moi et qui m’ont donné des avis, des conseils etc. Mais c’était le pur hasard des rencontres en fait.

Une erreur à regretter ?
Je ne regrette aucune erreur, pas dans le sens que je ne veux pas apprendre, mais dans le sens que je suis heureux de les avoir commises tôt dans le parcours, chacune à son endroit. On en fait encore aujourd’hui, on en fera certainement demain ! Par contre les conséquences, si elles sont moins graves pour l’entreprise mais quand même graves pour le moment, on apprend. En tant qu’entrepreneur, on a pas de supérieur qui va réagir dessus mais la sanction est dans les résultats, la sanction elle est dans la perte de talent, la sanction est immédiate et plus la sanction est forte mieux on mémorise. Donc chaque erreur est bonne à faire au moment pour surtout ne plus la faire par la suite.

Un conseil ?
Je pense que lancer l’entreprise est un effort considérable qu’on doit porter soi même, que son entourage doit accepter, doit subir. Ce n’est jamais du court terme. Si on n’est pas hyper passionné par ce qu’on veut faire, pas hyper convaincu par une idée qui semble bizarre à tout le monde peut-être, on n’y arrivera pas. Donc je pense qu’on veuille ouvrir une boucherie ou qu’on veuille ouvrir un restaurant, un média ou une boîte technologique, je pense qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais choix. Il y a rarement de la place qui n’est pas occupée, qui est vide, et où le marché va dire « s’il vous plaît venez on a besoin de vous ». Donc il faut toujours se battre, il faut toujours venir avec des idées qui sont plus fortes, une façon de faire qui est mieux exécutée… Il y a tout ça à faire et donc finalement il ne faut pas attendre. Il ne faut pas attendre le Père Noël, il ne va pas venir. Il faut être convaincu de son idée, être plein d’enthousiasme, y aller, foncer, ne pas avoir peur des dégâts qu’on fera et ne pas lâcher. Et puis on va arriver, s’il n’y a pas de place on va se faire de la place.